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Fraternité des Veilleurs d'Ephèse

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21 octobre 2016

LA TRADITION - Ses Origines - Son importance en Massenie.

 Le mot "tradition" vient du latin. C'est l'ensemble de moeurs et coutumes qui se sont transmises de génération en génération. C'est la conservation d'éléments d'une culture, d’une philosophie, c’est le fil qui relie l’origine au futur, à l'aboutissement. C'est le rappel d’un usage ancestral, de récits toujours répétés qui forment le folklore d'un peuple, d'un pays ou d'une région. Les récits populaires, féeriques, les contes d'épopées ont forgé de tous temps la mythologie. La plupart de ces récits parlent de mystères et relatent l'inexplicable, II y a aussi les secrets de métier que l'on se passe de bouche à bouche.

Tout ceci constitue la

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tradition exotérique, perceptible par tous, pratiquée même lorsque l'origine se perd dans la nuit des temps, même si les êtres n'en comprennent pas le sens, l'origine d'un acte répété depuis toujours est souvent oubliée.

Mais, au fur et à mesure du développement de l'homme, nous assistons à la naissance de l'ésotérisme, du mysticisme. Le mysticisme permet de dévoiler les vérités extraordinaires de l'Univers. La transcendance d'une idée philosophique ne peut se faire que par l’intuition ou l'extase mystique. L'être se pose l'éternelle question, d'où venons-nous ? Où allons-nous ? A quoi sert notre passage sur terre ? Devant la beauté de la nature, il cherche à comprendre la Loi naturelle, la Loi divine, et l'enchaînement des causes. Sa spiritualité s’éveille et il prend conscience d'un nouvel état. C'est aussi sa première démarche vers Dieu.

De tous temps, le monde a eu ses mystiques, ses prophètes. Ce sont eux qui prêcheront que l'infiniment grand ou l’infiniment petit ont une unique origine… Certains mystiques étaient des visionnaires. Ils voyageaient dans l'au-delà et rapportaient des enseignements provenant de l'invisible. Ils voulaient sauvegarder l’Unité de Dieu. Ils acceptaient de se sacrifier car ils pensaient que le sacrifice unit l'homme à Dieu. Ils ont donné aux hommes la notion de l’âme en leur expliquant que chacun d'eux a un corps et un esprit, qu’il est sensation et intellect, mais que pour comprendre l'invisible il fallait qu'il se perfectionne... Il arrivera alors à réaliser qu'il lui faut dépasser le dualisme qui, pour lui, sépare les deux mondes pour parvenir à l’Unité Essentielle... Pour découvrir les valeurs morales et spirituelles, créer cette énergie spirituelle à l’image de l’âme.

Les grands mystiques ressentaient le désert intérieur de leur coeur, leur abandon, leur solitude. Et c'est dans cet abîme de profondeur, dans leur silence intérieur, dans leur ardeur intérieure, qu’ils entendaient la parole de Dieu. Ils étaient transfigurés par l'illumination car le silence élève l'âme jusqu’à Dieu... Ils admettaient cette force supérieure que l'on a nommée Dieu... que Dieu est hors de l'espace et du temps...

Qu’il est immuable… Un Tout, puissant, et qu’Il ne peut agir injustement, même dans un monde on pleine fluctuation.

On ne peut voir Dieu, ce n'est pas Lui qui apparaît car il prendrait une forme humaine, mais son reflet qui est une Lumière subtile manifestant sa Volonté et sa Sagesse nous brûlerait. Au contact de ces mystiques, certains êtres ont voulu connaître les secrets du monde. Ils ont toujours été subjugués par le feu qu’ils considéraient de tous temps comme une puissance divine. Ils ont senti qu’Àgni, le feu, est une force ignée Jaillissante. L'inspiration est ignée, toute vie est combustion, et l'on sent le feu de l’âme et du coeur... et plus tard, ils ont représenté ce feu sous la forme du cheval en lui attribuant l'idée de flamme, de lumière, et auréolé de l'inspiration divine. Le cavalier blanc monté sur un cheval blanc est devenu un symbole.

Ces mystiques, ces êtres hors du commun, formaient un groupe d'Initiés qui ont approché la Connaissance et ont voulu la transmettre pour que celle-ci ne soit pas l'apanage de quelques uns, ni le privilège d’une élite intellectuelle.

Transmettre est le fait de conserver ce qui a déjà existé, ce que les Anciens ont découvert, en particulier les textes Sacrés.

Transmettre est l'acte qui, s'adaptant aux diverses civilisations, en fait ressortir les valeurs mythiques, religieuses ou symboliques. On peut transmettre par la parole, l'écriture, l'acte liturgique, ou les symboles qui sont parlants pour tous ceux qui savent les déchiffrer ; par l'acte sacré qui permet l'intériorisation amenant à la communion avec les forces qui nous entourent.

Ces mystiques ont été nombreux dans les races sémites qui ont vécu tant de siècles sur deux déserts, deux cultures, en Egypte et en Mésopotamie. Ils ont eu de nombreuses révélations réservées soit aux prêtres, soit au peuple. Ils ont compris l'harmonie entre les puissances créatrices, ces puissances qui pardonnent aux humains leurs fautes et créent ainsi les Noces Sacrées entre l'être et la Divinité.

L’enseignement secret a d'abord été transmis aux Initiés pour qu'eux-mêmes puissent transmettre à leur tour.

En Egypte, où il y avait un brassage de populations, les Initiés sémites ont découvert des peuples différents chez lesquels d'autres Initiés avaient suivi les mêmes cheminements intellectuels, les mêmes recherches depuis des générations, et ils ont comparé et approfondi leur savoir. Ils ont perçu le cosmos et le subconscient collectif dans lequel chaque peuple a puisé sans même le savoir. Certains pratiquaient l'alchimie, cette science qui traduit le mouvement, la pulsation de l'énergie, la permutation des formes baignées dans la lumière... Ils pratiquaient aussi l'astrologie sacrée...

Ils ont eu la vision de la Lumière, de la clarté des cieux, la vision directe... Et tout ceci a formé une fraternité entre les peuples. Ils ont connu la science des nombres et des lettres... Ils ont pénétré la pensée philosophique qui existait en Egypte, en Syrie, en Mésopotamie, en Iran et aux Indes. Ce sont les Éléments d'origine Syrienne, transplantés en Egypte, qui ont été le plus enrichis. Cette rencontre Orient Occident entre éléments divers a donné aux hommes le désir d'agrandir leur connaissance.

Les Sémites étaient monothéistes ainsi que les tribus de race noire qui vivaient aux confins de l'Egypte, et dont la langue était moitié hindoue, moitié égyptienne. Il y a une mystique du langage que certains initiés connaissent bien…

Les écritures pratiquées en Egypte datent de 4 à 5.000 ans Avant J.C. L'Egypte ayant subi diverses dictatures et invasions, particulièrement à cause de sesrévoltes, souvent renouvelées, contre l'Assyrie, a connu de nombreuses langues parlées sur son territoire. Sa situation géographique s'y prêtait, elle avait de nombreux points de contact avec les mondes asiatique, méditerranéen, et africain. Une partie de la population d'Egypte s'est fondue avec les soudanais et les nubiens.

Les Kouchites, rameau sémite, ont été nombreux en Egypte, Ils y ont apporté leurs langues : sémite, soudanaise, berbère, langue d'Afrique Blanche, ainsi que des langues pratiquées aux Indes dont la plus importante est le sanscrit des textes sacrés constituant les Védas. Ces textes s'expriment de quatre façons mais forment un tout. On y trouve des stances, des formules magiques, des mélodies liturgiques, le tout transmis par leurs prophètes pour la louange des Dieux… Tous ces Initiés, quelle que soit leur provenance ont étudié les trois plans principaux :physique, psychique, spirituel que l’homme doit connaître poux arriver à la compréhension du pourquoi des événements et des choses. Certains ont développé les dons qui étaient en eux à l'état latent, mais qu'ils ressentaient. Ces dons, force instinctive, vivent dans le coeur et dans l’esprit mais non dans l'intellect. L'homme doit dépasser son intellect par la révélation cosmique et l'Illumination.

Lorsque les Templiers ont pris part aux Croisades, ils ont rencontré ces peuples différents et ont fait une synthèse spirituelle des courants initiatiques des uns et des autres. Ils ont recherché à travers les philosophies diverses, quelles étaient les causes premières les amenant à la Connaissance, la racine de la vie, du monde passé, du monde invisible qui nous entoure… du combat du "bien et du mal. Ils ont retrouvé des symboles équivalents dans tous les centres initiatiques de l'Orient et de l'Occident. Tout en restant chrétiens, ils ont admis que le prophétisme était la marche vers la Lumière et, comme Daniel et Saint-Jean, ont reconnu que cette Lumière éclairait tous les êtres qui viennent au monde, quels qu'ils soient.

C’est dans les arcanes égyptiens, environ 5.000 ans avant notre ère, que la marche vers la Connaissance, vers la Lumière, a pris naissance,

Les Templiers ont instruit autour deux ceux qui étaient à la recherche de "quelque chose". Mais, comme on ne peut dire tout à tous, ils préféraient s'isoler dans une caverne pour instruire leurs disciples. Ils terminaient leurs réunions en partageant le pain.

Ils ont créé des cérémonies initiatiques, ayant des rites sacres. Ils symbolisaient Dieu par un point, origine de l'Univers. Dans l’acte rituel, la puissance cosmique st développe.

Le feu avait sa part et trois flambeaux, évoquant la Trinité, brillaient dans ces cérémonies. Ils ont appris ces pratiques, loin du monde, dans le recueillement, par la méditation et la divination accordée par Dieu à certains êtres. Au court de leurs recherches en Orient et ailleurs, les templiers ont retrouvé des connaissances jugées essentielles par d'autres Initiés, et que ceux-ci avaient inscrites sur des parchemins ou des plaquettes d'argile. Ces inscriptions étaient en diverses langues telles que l'hindou, le, sanscrit, sœur de l’iranien, ou divers dialecte celtiques, germaniques, Scandinaves, etc...

Les Templiers ont été aussi en contact avec les Ismaéliens, Ces derniers ont été, au départ, fortement influencés par le courant de pensée du creuset iranien et, par la suite, par les civilisations des conquérants grecs et arabes. Les Israéliens étaient très nombreux en Iran, Inde, Pakistan. Leurs prophètes prêchaient une religion parfaite comportant 7 degrés initiatiques. Leurs maîtres de tradition - tout comme les Templiers - donnaient leur enseignement dans des grottes, vers la montagne.

Hasan, le "Seigneur de la montagne", créa un Ordre de Cavalerie spirituelle, une sorte de compagnonnage mystique, dont les membres étaient liée par des symboles, et devaient préparer une humanité nouvelle.

Ils recherchaient «l'île verte», lieu de la révélation de leurs prophètes. Cette notion spirituelle est à rapprocher de celles évoquées par l’Adam Kadmon des hébreux, le mont Serrât, les Chevaliers de la Table ronde et les Cathares. Cette Ile représente aussi à leurs yeux, la tradition du Graal,

Templiers et Ismaéliens avaient d’ailleurs des grades initiatiques équivalents. Les templiers étaient monothéistes comme les Sémites et les Islamiques. Ilsvoulaient réunir ces trois religions dont le fond de pensée était commun. Ils étaient à la recherche du Graal sous des formes différentes. Ils ont développé l'esprit chevaleresque, c'est-à-dire qu'ils ont demandé à l'homme de mieux se connaître pour bannir en lui tout sentiment bas, de développer la pureté spirituelle, la fraternité entre tous, l'amour de Dieu et du prochain, d'être toujours prêts à servir, même quand cela entraîne des sacrifices réels, et de respecter les dix commandements que toute ancienne religion prêchait. En un mot, de mettre leur force et leur amour au service des autres, de combattre le mal dans la simplicité.

Un de leurs symboles était représenté par un triangle dont les sommets étaient "Amour" - "fidélité" - "Humilité". Puis vint ce procès inique... et la suspension de l'ordre des Templiers.

Alors un homme s'est levé. Dans le plus profond de son esprit et dans son coeur il n'a pu admettre que toutes ces valeurs, toute cette Connaissance millénaire se dispersent... que peu à peu l'oubli fasse renaître l’égoïsme, la superstition ou même seulement le retour aux religions pratiquées sans âme, d'une façon exotérique.

Cet homme, c'est Jean de Rampillon, le frère d’âmes de ces templiers qu’il a tant aimés. C'est pour cela qu'avec ses fidèles templiers et croisés, il a créé l’Ordre de la Massenie du Saint Graal. Cet Ordre serait dépositaire de l’Esprit du temple et veillerait à ce que cette tradition ne se perde pas et se répande tout en respectant les règles de la chevalerie...

Ainsi l'a voulu Jean ce Rampillon. Durant ses vies successives il a toujours protégé les Massenies, et maintenant plus que jamais car il est devenu un grand Guide.

J'ai suffisamment parlé de la première Massenie qu'il a créée à Toury et de son fonctionnement pour ne pas y revenir.

Des siècles ont passé mais, malgré les vicissitudes de la vie, les Massenies ont survécu et ont porté le flambeau. Depuis des millénaires la Connaissance s'est infiltrée dans l'esprit des hommes, et les Massenies ont contribué à son développement. Jean de Rampillon a voulu que la Massenie de Toury renaisse… elle a créé son égrégore ainsi que son champ de Force et poursuit la route tracée.

Bien sur, les êtres qui la composent sont différents, et peut-être que tous n'ont pas perçu leur juste valeur selon leurs possibilités infinies. Mais, pour bien le réaliser, il faut d’abord se perfectionner et être pénétré de l’importance du message. Il faut éveiller en chacun de nous le «Chevalier» qui sommeille... nous rendre compte que la transmission que nous faisons est nécessaire à l'évolution. Cette même façon de penser crée une fraternité entre les hommes sur plusieurs plans.

Nos Frères en Massenie doivent se souvenir que d’âge en âge, le désir de la connaissance de l'oeuvre divine a grandi, chez les uns et chez les autres... Que ce désir ne doit pas Être une curiosité du pourquoi des choses, ni un savoir intellectuel, mais une communion avec le cosmos... Que nos vibrations «esprit cœur» doivent se fondre dans le tout… que pour arriver à cela nous devons nous intérioriser par la méditation, la réflexion, la prière... oublier tout  ce qui se rapporte à notre vie et n’être plus que sensation. à ce moment là, notre perception s'éveillera pleinement et nous serons aptes à recevoir les messages. Nous réaliserons l'importance de la transmission de la pensée que nous répandrons dans le monde… du subconscient... collectif que nous créons... de la chaîne universelles que nous formerons entre tous... où les considérations sociales, raciales et religieuses n’existeront plus... où nous serons le maillon dans le tout... où notre vie aura un sens profond, notre attitude intérieure réagira dans notre vie courante et nous permettra d’aider nos Frères en humanité pour la gloire du Seigneur.

 

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10 mai 2016

VOUS PARLEZ BEAUCOUP D’ESOTERISME

Vous parlez beaucoup d’ésotérisme, mais, connaissez-vous alors votre responsabilité exacte ?… Quand vous avez un disciple, soyez très rigoureux dans votre instruction, afin d’éviter qu’une mauvaise compréhension aboutisse invariablement à une déviation.

L’ésotérisme met en lumière la vérité intérieure, sous trois formes : objective, subjective et métaphysique, qui amènent à la connaissance de l’ordre universel. Ces trois formes peuvent être appelées les trois mondes : matériel, correspondant au corps, psychique pour l’âme, et spirituel pour l’esprit.

L’ésotérisme n’est pas une religion, c’est une prise de conscience, par la tradition et le symbolisme, par son rythme, son geste, sa forme. C’est là que se situent le cœur et l’esprit des religions. L’ésotérisme est la continuité entre l’intérieur et l’extérieur, le caché et l’apparent.

Au commencement de l’humanité, lorsqu’elle cherchait à s’organiser sérieusement, et à expliquer les phénomènes physiques, les êtres se sont peu à peu réunis en plusieurs groupes : les antiques, les occidentaux et les orientaux, tous soutenus par une tradition vivante ; le groupe des “vestiges médiévaux” s’est formé plus tard.

Les orientaux et les occidentaux parvenaient à se comprendre. Pour avoir été, chacun plus ou moins, à la source des peuplements d’Afrique, de Sibérie, d’Amérique, et d’autre pays, ils y ont comparé leurs coutumes et leurs traditions.

Il y eut toutefois de grandes luttes dans les pays à dieux multiples, comme l’Inde ou la Chine. Les antagonistes appelaient leurs dieux inférieurs ou supérieurs, mais ils n’admettaient pas encore le Dieu unique.

Et puis, certains prophètes, ou simplement des hommes d’action, ont appris peu à peu aux humains à comprendre et à contempler le “soi” intérieur, leurs disant que c’est l’ignorance qui provoque la douleur. On s’en délivre par soi-même, en transformant la forme, en ayant la conscience en éveil. La pénétration intellectuelle contrôle nos actes et nos pensées, nous arrivons peu à peu au détachement matériel.

Les sphères et les planètes agissent sur l’homme. L’astrologie exprime le destin de l’être à sa naissance, mais l’homme a toujours le choix, et peut se déterminer lui-même. Les astrologues et les alchimistes ont toujours eu la même unité cosmique. L’astrologie étudie particulièrement les sphères planétaires, les corps célestes, dans leur rythme, à l’état pur. Ils sont à l’origine des mathématiques. C’est une science des cycles et du temps. Chaque planète marque son signe d’un métal. L’alchimie étudie le monde terrestre de la nature et la progression de l’homme. Ces deux sciences par leur symbolisme facilitent le processus des étapes spirituelles de l’initiation.

L’ésotérisme est la spiritualité de la religion, du langage symbolique, celui de l’inconscient. Il faut remonter à la source de la prédication des Saducéens, Pharisiens et Esséniens du temps de Jésus, qui était lui-même essénien comme vous le savez, pour comprendre la valeur profonde de l’ésotérisme.

La religion chrétienne a ignoré longtemps l’ésotérisme, et le pouvoir pourchassait ceux qui en parlaient. Les chrétiens ont développé la “méthode” plutôt que la doctrine dans sa pureté. Ce sont les Templiers qui ont prêché et mis dans leurs statuts que les trois formes religieuses issues d’Abraham devaient faire l’unité. Ils pensaient que la ville de Jérusalem représentait le centre des traditions, et de ce fait, était notre mère spirituelle. Ils ont fait la synthèse des courants initiatiques.

Le but des Massenies est de nous permettre de nous perfectionner, pour vivre notre passion dans l’Eternel, d’arriver à l’initiation. Découvrez la voie de la connaissance qui est une voie d’amour. C’est dans le silence de vous-mêmes que vous découvrirez la spiritualité et que vous entendrez la voix de Dieu. Le silence est une force. Il faut atteindre la maîtrise du mental pour vivre le sacré.  Nous avons tous soit du divin, mais le Temple, maison d’éternité, l’homme, le sanctuaire et l’univers ont des correspondances entre eux, et nous le savons.

En réalisant le “soi”, nous dépassons notre “moi”, nous retrouvons nos racines, l’image du féminin, notre mère. La femme est prêtresse de l’amour magique, elle allume le feu mystique. Soyons en harmonie avec l’univers pour accomplir notre mission avec humilité. Nous arriverons à pénétrer le monde invisible. Nous sommes fragiles et souvent faibles. Nous souffrons de la psychologie de certains, de l’égoïsme qui nous entoure et nous sommes désabusés. Pensons au prophète Elie, celui de la consolation, de l’espérance de l’au-delà, de la bonté divine. Rejoignons la musique qui peut être sensualité, volupté et oubli du moment, pour n’être plus qu’un chant à la gloire du Seigneur.

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23 novembre 2015

l’initiation du Verseau

Pour que vous compreniez mieux le but de l’initiation du Verseau, le sens des rituels, des affirmations et des visualisations données, il faut que nous insistions davantage encore sur la grande loi qui régit le plan où peut se mouvoir votre conscience : la loi de vibration. Dieu, dans la Manifestation, est Celui qui vit, Il est le Vivant qui est partout et en tout. Cette vie se manifeste par des plans vibratoires, depuis la Vibration suprême, conscience-connaissance-félicité de l’Esprit, jusqu’aux énergies de plus en plus lourdes du psychisme et du corps physique. La séparation avec l’essence du Divin est l’aventure de la conscience humaine, le but fixé étant le retour à la Source par l’alchimie et la transformation.

Nous allons faire une synthèse, sans

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revenir sur le détail des différents corps qui constituent l’hom­me et qui, bien entendu, vibrent à des taux différents. Nous allons parler de la conscience vibratoire du corps physique, des corps psychiques et de l’âme, et la conscience vibratoire des corps spirituels.

La conscience des corps spirituels est la “conscience-connaissance-félicité” de l’Homme fait à l’image de Dieu. Ces corps spirituels, hors du temps, hors de l’espace, constituent la conscience divine, c’est le Corps d’Éternité, c’est la Présence. Car cette Présence conscience-connaissance-félicité est votre Être réel, votre archétype, le Graal à conquérir. Elle n’est séparée de vous que par un plan vibratoire. Et le sens de l’initiation du Verseau, c’est de pouvoir retrouver sur la Terre le plan vibratoire de votre Présence, du Divin qui est partout, en haussant la conscience des corps qui ne sont pas cette Lumière.

L’initiation du Verseau est donc la rencontre possible de l’homme séparé de Dieu, de la conscience qui L’a oublié, et de l’Homme fait à l’image de Dieu, l’Homme d’Éternité.

Mais pour cela, avec l’aide des Hiérarchies, il faut que le psychisme, le plan vibratoire de l’âme se transforme et que le corps physique lui-même sache qu’il n’est pas matière mais énergie puisque chaque cellule est habitée par l’Esprit. Depuis toujours, l’homme séparé du Vivant, séparé de son Corps de Lumière a cherché par toutes les initiations données à rejoindre le Paradis perdu. Mais, il n’a jamais essayé, parce que le moment n’était pas venu, d’emmener avec lui — au point de vue vibratoire, bien entendu — le corps physique. L’initiation du Verseau demande, pour qu’il y ait, comme nous vous l’avons dit, un changement de l’Espèce, que l’aventure de la conscience dans l’involution s’arrête, et que des pionniers assez nombreux, des Chevaliers assez ardents commencent le retour vers la Source, vers le paradis de l’Éden et retrouvent, sur la Terre — qui vit et qui vibre, et dont l’homme est responsable — le plan vibratoire de la conscience-félicité-connaissance-amour.

Pour que se réalise cette unité corps-âme- esprit, pour que se rétablisse l’harmonie parfaite, pour que le Graal vienne sur la Terre, il faut, comme nous venons de vous le dire mais nous le répétons, transformer la conscience du corps physique, des corps psychiques, et réaliser l’harmonie vibratoire de tous les corps. Pour que puisse venir l’avènement de cet Homme fait à l’image de Dieu, il faut que, dans le corps physique, dans la conscience des cellules, surgisse la connaissance du Vivant, du Divin qui l’habite.

Le corps et la matière ont toujours été considérés comme opposés à l’esprit, alors qu’en réalité ils sont un. Ils sont divins. Rendre la divinité au corps, c’est pouvoir effacer les mémoires du corps, qui, depuis des millénaires, ont enregistré en eux la certitude de la décrépitude et de la mort. Cela peut sembler une folle utopie, mais le Christ triomphant de la mort dans son corps de Résurrection n’a-t-il pas montré l’exemple ? N’a-t-il pas dit : «Ce que je fais, vous pouvez le faire et de bien plus grandes choses encore»? Il a triomphé de la mort, mais son témoignage cosmique n’a absolument pas été compris.

Le corps peut être immortel, non pas le corps physique tel que vous le connaissez, mais la matière transformée en esprit, le corps physique devenu Lumière, le corps physique ayant reçu en lui, comme dans un Tabernacle, comme dans une Coupe, comme dans un Graal, le Corps d’Éternité, la Lumière de la Présence.

Bien entendu, une humanité vivant dans un Corps de gloire sur une Terre devenue le paradis de l’Éden n’est pas pour l’ère du Verseau. Elle est le but suprême de la fin des Temps. Mais à l’ère du Verseau, les pionniers, les Chevaliers doivent avoir démontré que cela est possible et comme, nous vous l’avons déjà dit, être les symboles du devenir des hommes un dans l’Homme.

Pour que le corps physique participe à la gloire de la Présence, il faut que les corps psychiques - c’est-à-dire la personnalité qui vibre au taux de ce qui est désir, de toutes les pulsions et de tout ce qui agile les hommes — soient transformés. Il faut que l’âme comprenne que, pour la transformation, elle possède les armes invincibles de la Pensée et du Verbe pour réaliser les ouvertures.

Être ouvert au Vivant veut dire d’abord savoir, comprendre, expérimenter et vivre que les centres de force sont des portes qui donnent l’accès au Divin. Lorsque le psychisme est tourné vers la matière, ces centres ne sont pas éveillés et ne donnent la vie qu’aux plans psychique et physique, coupés de Dieu. Éveiller, ouvrir ces centres de force dont nous avons déjà parlé, les rendre comme des coupes offertes à la descente — ou plutôt au contact vibratoire — de votre Présence, éveiller en vous la Grande Énergie qui dort, lovée comme un serpent dans votre sacrum, lui faire répondre à l’appel de l’amour qui descend vers elle et faire inonder de sa Lumière divine tous vos corps, pour que tous vos corps réveillent l’Esprit en eux, voilà l’initiation du Verseau.

Car il faut comprendre, vivre et expérimenter que le Divin est «plus près de vous que vos mains et vos pieds», mais que c’est vous, par votre psychisme, qui Lui avez fermé la porte. Ouvrir la porte est, dans l’émerveillement, connaître le Divin, Le sentir, être Lui dans l’amour absolu et la félicité, voilà votre destin si vous le voulez, voilà le devenir des hommes dans l’Homme fait à l’image de Dieu.

Mais pour cela, Chevaliers, il faut livrer bataille ! Car les mémoires de l’anti-conscience sont puissantes. Le plan vibratoire physique a ses habitudes qu’il répète inlassablement ; le corps psychique a ses attractions, ses répulsions, ses peurs. Partez à la quête, aidés par les Hiérarchies, transformez le Dragon, le gardien du seuil qui vous empêche d’ouvrir la porte, et regardez, émerveillés, la splendeur de votre réalité.

Et si, jour après jour, cette quête devient pour vous l’essentiel, alors vous êtes un chevalier, vous êtes relié à l’Eggrégore immortel de la Chevalerie du Graal qui vous aide et qui vous porte, vous êtes comme une petite flamme sur la Terre que voient les Maîtres et nous affirmons que de plus en plus de flammes s’allumeront sur la Terre, que de plus en plus d’êtres voudront devenir ce Graal vivant, et que de plus en plus d’hommes ayant retrouvé la conscience divine dans tous les corps, la Terre sera prête au grand rendez- vous de l’ère nouvelle

21 novembre 2015

LE SERMENT DES CHEVALIERS

Le monde est entraîné dans une ronde infernale. Si nous ne voulons pas être pris nous-mêmes dans cette ronde, il nous faut avoir conscience d'une autre façon de penser.

L'être humain fonctionne à différents niveaux, génétique, culturel et personnel. Ce sont des aspects dont les racines proviennent d'un fond ancestral dont notre subconscient garde le souvenir. Nous vivons dans un tout planétaire, dans un espace qui nous entoure. Tant d'êtres désincarnés vivant et se déplacent dans cet espace.

Pour le réaliser, il nous faut nous souvenir de notre omni conscience originelle, voir la réalité profonde de toute chose, car toute chose est Vie et Lumière. Dieu est l'âme de l'éternité. L’âme du monde qui produit les variations du devenir. L'homme est appelé par son essence divine à dominer toute chose spirituellement.

Puisque la société actuelle est à son déclin, devant les événements ou les sentiments, nous devons remplacer la logique naturelle par une logique transcendantale, retrouver notre lumière, notre raison agissante par son pouvoir intérieur.

En unifiant les pouvoirs de l'âme et de l'esprit, nous pouvons être certains que nous sommes sur le chemin initiatique. Soyons en harmonie avec l'univers mais surtout transformons notre désir en vouloir. C'est une longue route parfois bien difficile. II arrive que la nostalgie de nos origines nous étreigne et il se forme un arrêt en nous,... Réfléchissons que le sommeil et la mort portent en eux l'aube et l'éveil, qu'ils nous amèneront à la Connaissance si nous avons en nous assez d'amour. L'amour nous sauvera toujours de nous-mêmes et de notre indifférence.

L'homme a soif de divin et voudrait suivre le chemin initiatique qui est science, foi, intelligence et sensibilité. L'être animé d'un feu vivant et d'un feu sexuel, est parfois débordé par la vie.

Les religions peuvent nous aider maïs les religions établies se sont socialisées, sont devenues traditionnelles et peuvent être ressenties comme un simple code racial. Nous oublions trop souvent leurs origines qui expliquent presque toujours le temps présent.

La voie ésotérique est plus simple à mon avis. On ne peut la réaliser que dans notre inconscient. Dans cet inconscient, on trouve des éléments rejetés par le conscient, refoulés par l'éducation en nous-mêmes. II peut y avoir dialectique entre le moi et l'inconscient jusqu'à former une synthèse, mais n'oublions pas que tout en étant relié au moi, l'inconscient baigne dans l'inconscient collectif ! II a un tel pouvoir sur nous dans des domaines si différents, comme la volonté de puissance, la sexualité… qu'il donne aux êtres un potentiel énergétique parfois très puissant.

Il faut que l’inconscient passe avec ordre dans notre conscient pour que nos structures mentales communiquent avec les sphères dans lesquelles la notion de temps ou d'espace nous apparaît.

Plus que jamais il nous faut nous accrocher à la Tradition qui est la conscience véritable de notre unité intérieure, cette Tradition que des Êtres supérieurs nous ont léguée sous des formes différentes. On la retrouve dans les mythes... dans les histoires : il était une fois… dans les images, les tableaux, ou une page musicale. Tout cela fait partie du message spirituel.

A travers la science des nombres ou des idéogrammes des anciens, transformés en langage, on retrouve la révélation antique ou la révélation directe que certains initiés ont reçue. Tout cela fait partie du Secret inhérent à la Connaissance qui, elle, est la communion avec l'ineffable.

Les templiers 1avaient bien compris et ont oeuvré sur les trois plans ; physique, psychique, spirituel. Ils ont eu la révélation cosmique.

II nous faut dépasser notre intellect pour recevoir cette révélation cosmique, le sens vital des émanations. Cela nous amènera à la libération. La recherche des étapes de cette libération et sa découverte seront le premier éveil. C’est dans la profondeur de notre âme et le silence de notre être que se fera l'union mystique et que nous la réaliserons. !

Je vous ai parlé assez souvent de la Tradition et particulièrement de la tradition templiers pour ne pas revenir là-dessus.

Je vais vous donner le serment que faisaient les Templiers, en renouvelant leurs voeux au mois

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de Février de notre calendrier, le jour de la Saint-Matthias.

Ils se mettaient à genoux, formaient un cercle et réunissaient les pointés de leurs épées vers le centre. Ils pouvaient le faire par groupe de cinq ou individuellement et commençaient à l'apparition de la première étoile.

"Dans notre âme et conscience, nous renouvelons le serment de servir Dieu et les hommes jusqu’au sacrifice de notre vie si cela était nécessaire,de relier la chevalerie au sacerdoce, A l'exemple d'un de nos maîtres Gormon 1'arménien, d'obéir à notre église Johannite en sauvegardant la tradition, d'avoir conscience de notre unité intérieure, de travailler dans l'ombre, de ne pas répandre ce qui ne doit pas être dit, d'aider notre prochain quand il est dans l'ennui. Notre fraternité d'armes doit être unie par le pouvoir et le savoir, de ne jamais faillir à l'honneur. Nous jurons de garder l'honneur, la probité, l'amour de Dieu et des hommes et de respecter notre serment. Amen"

Vous vous souvenez certainement d'une vision que j'avais eue où vous étiez cinq réunis, il y avait Jean parmi vous et une femme que je ne connais pas, transformée en homme.

Tous vous souvenez aussi qu'au début de notre séjour à Hermé, j'avais vu ce serment des chevaliers mais que je n'avais pas entendu les paroles échangées.

J'ai rencontré ces jours-ci une personne qui a une propriété à Coursegoule, dans la montagne des Alpes Maritimes. En creusant son jardin, elle a trouvé une croix templière ayant une minuscule gravure au dos représentant le Temple. A côté de cette médaille, un étroit bijou en ovale fait d'un alliage, avec deux barres de séparation. Dans un petit carré une pierre rouge, dans le second une plaque de métal, dans le troisième plus rien. J'ai demandé à ce que l'on pousse les investigations mais il y a eu tant de commanderies et maisons templières dans une France pas très grande, que cela n'est pas anormal.

Les Templiers n'ont été que deux siècles parmi nous et leur empreinte est encore visible de nos jours. Pourquoi ? Ce n'est pas le fait d'avoir souffert pendant leurs guerres. D'autres combattants depuis, ont subi aussi des guerres très meurtrières et lorsque rarement quelqu'un parle d'eux, cela n'attire qu'un sourire ému et l'on dit : c'est le passé ! Ce n'est pas non plus parce qu'ils ont édifié des églises et des bâtiments. Des bâtisseurs de cathédrales nous ont laissé des merveilles....

Je pense que la cause est le fait de leur initiation. J'ai rencontré à plusieurs reprises en voyage des initiés templiers qui sont devenus au cours des âges des guides, d'autres se réincarneront encore et suivent leur Karma. Parmi eux, il y a eu de grands initiés qui étaient en contact avec des Maîtres vivant dans l'astral qui les instruisaient dans l'ombre. Certains de vous ont des réminiscences de ce lointain passés qu'ils voudraient faire revivre.... Un jour des documents provenant d'endroits divers comme Argigny par exemple, nous apprendront ce qu'était leur vie ésotérique réelle.

Recherchez en vous par la méditation ou par d'autre voie le pourquoi de ce que vous sentez confusément. Vous arriverez à percer le véritable mystère des Templiers que certains connaissent mais ne peuvent dire tant que les documents n'apporteront pas la preuve irréfutable.

19 novembre 2015

LE GRAAL

Nous avons déjà parlé du Graal. C’est un sujet aussi vaste que la Liberté, la Fraternité, l’Amour... Les légendes et la poésie qui entourent le Graal font qu’il est très difficile de lui donner une signification exacte.

Ce que l’on peut en dire, c'est qu’il est une réalité supra-humaine, antérieure à toutes religions, ou plus exactement ayant existé dans toutes les religions, des plus anciennes jusqu’à nos jours. Il est la "Révélation", l’unité de la Vie Universelle qui apporte la diversité dans le monde matériel. Il appartient à l’humanité et possède une souveraineté occulte sur la terre. Sa réalité supra-humaine n’empêche pas qu’il ait aussi une réalité sur les plans matériel, spirituel et mystique. Son origine remonte probablement à la Tradition hyperboréenne. La légende parle du centre primordial qui enseigna l’humanité. A ce moment là, existait une civilisation d’êtres supérieurs ayant gardé le contact divin. Ils habitaient la "Terre des Vivants", l'hyperborée, une terre de glace transp

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arente. La glace transparente est le symbole de la protection invisible. La lumière du Soleil baignait des êtres qui étaient purs. Ils étaient conscients des relations qu'ils pouvaient avoir avec le cosmos. Ils se plaçaient sous le signe solaire, principe masculin, actif. C’était la période de l’Age d'Or. Après ce temps, vint la période féminine où le principe féminin se rattachera à la Lune. Ce fut I’Age d’Argent. Les légendes de diverses traditions nous disent que cette période fut le temps de la révolte de l'esprit, l’ère des Géants et des Loups, où la civilisation commença à se gâcher. Alors vint l’Age du Bronze. Enfin, ce fut la dernière génération, l’Age du Fer.

Des êtres ont réalisé à ce moment-là leur chute. Ils avaient peu à peu abandonné leur spiritualité pour la matérialité. Les plus évolués ont tenté de reconstituer l’Age d'Or pour retrouver le Graal qu’ils avaient perdu. Et, depuis, l'homme le recherche toujours. Le Graal a été représenté de diverses façons, mais surtout comme une coupe mystique, une pierre contenant la Sagesse et l’Immortalité. Elle est le plus souvent de couleur verte, car cette couleur englobe tous les symboles des couleurs. Cette coupe était censée recevoir les rayons du Soleil et de la Lune.

D’après la mythologie, "Isis", dont le nom signifie arc-en-ciel, puisait dans une coupe d'or l'eau nécessaire aux serments de Dieu. Les Atlantes, que l'on considère comme la première race humaine venant du ciel, utilisaient la coupe en magie. La plupart des cérémonies magiques commençaient par le sacrifice d’un animal dont on recueillait le sang dans la coupe. Cette tradition s'est propagée au Caucase où l’on mettait dans la coupe le suc de l'arbre de vie, en Iran, en Irlande, en Belgique et au Danemark où l’on retrouve des vases et des chaudrons rituels. Dans l’Inde, le vase Samoudra contenait le saura qui, après avoir macéré trois jours, était considéré comme l’eau de la Connaissance. En Chine on faisait macérer dans le vase Ting six plantes sacrées qui permettaient de vaincre la mort, qui donnaient la puissance psychique, la clairvoyance, l’ivresse divine ouvrant les mondes supérieurs, les mondes du Graal. Au Mexique le vase se nommait Akbal, inversion du mot kabbale. Dans la civilisation de l'Islam, le Graal était la pierre mystérieuse vénérée de la Kahaba. La légende dit aussi que les 12 initiés protecteurs du Graal et Maîtres de la terre vivant dans l’Agartha primordiale donnent naissance aux doctrines de l’Inde et de la Perse. L’Agartha étant le royaume inaccessible à qui n’a pas la pureté absolue. Cette tradition venue jusqu’à nous par les Celtes a été répandue par les Druides, particulièrement en Bretagne. D'après les Druides, 12 pierres dressées figurent les 12 signes du zodiaque contenant les 12 portes du ciel, par lesquelles la lumière du Graal peut pénétrer dans notre monde et en sortir. Au centre des 12 pierres, se trouve une pierre que nul ne pourra toucher s’il n'est pur. La coupe d'or est l'apanage des peuples celtes.

Saint-Bernard est le dernier héritier de la grande initiation celtique en tant que fondateur de l’Ordre cistercien. Son influence a été déterminante sur le cycle des romans du Graal. Au XIII° siècle Wolfram von Eschenbach, qui appartenait à l’Ordre du Temple dit avoir trouvé sur une verte émeraude une inscription relatant le désir du paradis, du Graal, force spirituelle puisée dans les forces célestes. Pour W. d'Eschenbach, le Graal était une pierre précieuse enchâssé sur le front de Lucifer, l’Archange déchu, au moment de sa chute.  En tombant cette pierre s'est divisée en 144 morceaux, qui ont formé les facettes d’une coupe. Remarquez que 144 est le carré de 12. Le Graal, d'origine céleste, est le reflet de la Lumière Originelle. Il a un caractère d'universalité. Le Graal est une parcelle de la lumière cosmique. Il est la conscience humaine réfléchie dans le cosmos. Il est le contenu spirituel sous la forme d’un mystère présent sur terre ayant une vertu céleste. La coupe se rattache à la voûte étoilée, aux forces cosmiques et particulièrement au soleil. On peut comparer la queste des chevaliers à une queste solaire à travers les signes du zodiaque.

Autre symbole se rapportant à la pierre : Le roi Arthur devient roi en retirant une épée fichée dans une pierre quadrangulaire. Sans pierre angulaire, le temple s'effondre. La pierre est parfois représentée par un triangle initiatique contenant « l’oeil ». Ce symbole est utilisé par les chrétiens et francs-maçons qui inscrivent au centre du triangle le signe du tétragramme ou du Yod, nom divin. Alphabétiquement, ce nom est à l’origine des lettres, et hiéroglyphiquement il est le principe de toutes choses. Le centre du triangle est symboliquement l’axe du monde ; il est yod descendu du ciel, l’oeil qui voit tout.

C’est d'Isis que nous viennent les vierges noires, le plus souvent habillées de vert, couleur de la pierre d’émeraude. Dans l’abbaye Saint-Victor à Marseille, la vierge et l'enfant Jésus sont habillés en vert, et les cierges qui les entourent sont verts. Aux Saintes-Maries de la Mer, en Provence, la vierge noire est parée de pierres vertes. Saint-Jean, dans l’Apocalypse, parle de "Celui" qui était assis sur un trône ayant l’aspect du jaspe ou de la sardoine, environné d'un arc-en-ciel semblable à l'émeraude. Le vert est devenu la couleur de la chevalerie.

Une autre définition du Graal est celle du Graal-Livre. Dans la grotte de Sabartez, près de Montségur, on a trouvé des tablettes fort bien conservées. Elles relatent comment s’établissait une relation occulte entre une Loge d'initiés cathares et d'initiés templiers possesseurs du "Livre". Le Graal-Pierre permettait la communication avec le Livre dont les origines proviendraient d’un peuple céleste. Mais il est dit que seuls les êtres d'une pureté absolue pouvaient servir d'intermédiaire et connaître les secrets qui ouvrent la voie aux plans supérieurs. Dans certaines églises, la Vierge est représentée puisant l’énergie cosmique dans une coupe, un vase ou une amphore et la répandant sur le monde. Cela évoque le Verseau, réalité cosmique et initiatique qui "verse" l'énergie du cosmos. Tout le monde connaît la légende de la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie recueille le sang du Christ au pied de la croix... Ce sang qui est le symbole éternel de la Lumière. Le Graal appartient à la Chevalerie Céleste, sa queste à la Chevalerie terrestre.

Chercher le Graal, c’est renouer sur le plan spirituel avec la Tradition Primordiale. Les Templiers possédaient la plénitude initiatique qui leur permettait d’avoir un rôle intermédiaire entre le Ciel et les hommes. Ils étaient garants de la Tradition. Nous faisons tous une queste individuelle du Graal. Nous recherchons dans le tréfonds de notre conscience notre pureté première. Chercher le Graal, c'est ce que nous nous efforçons de faire en Massenie. Chacun de nous doit préserver sa propre individualité, mais il ne nous sera pas possible d’arriver à un résultat si nous restons des individualistes ayant une attitude trop personnelle, si nous vivons sans Fraternité véritable. Dans ce cas, nous ne ferons rien de valable, ni pour nous-même, ni pour aider nos frères proches et nos frères en humanité.

Il faut développer en nous l'amour fraternel envers tout être vivant quel qu’il soit. L’amour est la seule force qui construit notre âme, qui l’enlève aux forces élémentaires du courant de notre vie. Dans notre inconscient tous les sentiments qui ont vécu en nous depuis l’origine sont perçus. Nous avons un passé dont le commencement nous échappe mais qui prépare perpétuellement notre futur et nous forme. La plus grande cause de la souffrance est le repli sur soi-même, le refus de comprendre les autres, le refus de la fraternité. Et pourtant, donner c’est s’enrichir. Il n'y a pas de véritable progrès sur le chemin de la Connaissance sans véritable amour fraternel. La Fraternité doit vivre en nous, dans toute notre façon de penser et d'agir. Il faut que nous ayons le désir de joindre "l'autre" pour qu'il sente lui cette force.

Les réunions de la Massenie, en se prolongeant au delà de l’enseignement nous en donnent la possibilité.  Rien n'est plus réconfortant, pour un être aux prises avec les difficultés de tous ordres, que de sentir la manifestation d'une attitude fraternelle. Nous devons penser que l’âme de chacun est une parcelle de l'esprit cosmique éternel, au même titre que la nôtre. Si, pour certains, les enseignements de la Massenie et les débats qu'ils provoquent ne sont soit qu'un jeu de l'esprit, soit une occasion de s’évader de leurs problèmes et de leurs soucis, j'en serais navrée pour eux. Car, à mes yeux ils auraient raté l'épreuve. Je pense que vous sentez tous que la Massenie du Saint-Graal est une véritable Chevalerie qui s'est reconstituée. Chacun peut oeuvrer pour sa progression, mais cela est insuffisant. Il faut aussi oeuvrer pour que la Fraternité ne soit pas un vain mot, ou une simple attitude superficielle. Nous devons non resserrer les uns les autres pour qu'au moment des grandes épreuves nous ne formions qu’un. N'oublions pas que l'expression l’ultime de la vie spirituelle est la fusion d’Amour avec Dieu. Mais, pour l'atteindre, il nous faut développer l'Amour Fraternel.

 

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17 novembre 2015

l'enseignement des Maîtres

L’enseignement que donnent les Hiérarchies n’est pas un enseignement que le mental puisse comprendre. Le mental vibre au taux vibratoire de l’ego. Il faut donc que cet enseignement soit compris par l’entendement divin, par l’âme qui, elle, sent où est la vérité. De plus, cet enseignement invite à une expérimentation. À l’ère nouvelle, il ne faut absolument pas croire ce que dit une tradition, une religion ou même un enseignement donné par les Maîtres. Il faut l’expé­rimenter, avec bonne volonté, et c’est uniquement lorsque l’on vit intérieurement la vérité de ce qui a été transmis que l’on peut croire non seulement à l’enseignement mais à la présence des Maîtres, qui veulent guider les hommes vers “l’Homme fait à l’image de Dieu”.

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Les êtres qui ont des doutes, s’ils ont la bonne volonté d’expérimenter, auront leur réponse.

Il faut encore mieux comprendre que lorsque l’on commence cette quête, lorsque l’on veut vivre l’initiation nouvelle qui réalise le contact avec l’Être de Lumière, on doit transformer les autres corps, c'est-à-dire leur donner une amplitude vibratoire plus haute par, justement, en vous, la Lumière des corps subtils. C’est donc uniquement cette ouverture vers les corps de Lumière, ce contact avec la Réalité qui pourra transformer les attaches qui, elles, vibrent au taux des corps du “vital” qui ne connaît pas le contact avec le Divin, qui est attaché au plan physique, qui veut avoir des satisfactions de ce plan. Rechercher des satisfactions de ce plan signifie être impliqué dans ce plan, ne pas être libre et disponible pour le Divin.

Mais ce n’est jamais par votre volonté que vous pourrez enlever les attaches avec les enfants, avec la famille. Car, comme nous venons de vous l’expliquer, ces attaches ne peuvent pas être enlevées sans une vibration plus haute, sans un contact avec la Lumière, et c’est la Lumière descendant jour après jour en vous qui remplacera les liens par l’Amour.

Lorsque l’amour pour le Divin emplit l’être — qu’il devient la seule source de joie à côté de laquelle toutes les autres semblent fades —, lorsqu’on est rempli de cette Lumière, les attaches tombent. Cela ne veut pas dire que l’affection pour ses enfants ou pour ses proches s’en va, bien au contraire, mais c’est un amour impersonnel. C’est un état où on aime l’autre dans le don, c'est-à-dire que l’on comprend que la plus grande joie, que le plus grand bonheur qui peut venir aux êtres, c’est le contact avec le Divin. Souvent, des épreuves qui sont infligées, et pour lesquelles s’inquiètent les mères qui n’ont pas la conscience, mènent leurs enfants vers une route qui leur apportera, malgré les apparences, beaucoup plus de bienfaits que la route sans souffrances qu’elles voudraient tracer pour eux. On ne s’identifie plus, à ce moment-là, ni aux peines ni aux joies qui peuvent venir à ceux qu’on aime, car on y voit l’action du Divin et l’on est total don et totale acceptation.

Le lien d’une mère ou d’un père avec ses enfants doit être transformé, et c’est peut-être la chose la plus difficile à accomplir. Mais si on arrive à comprendre que les enfants vous sont donnés par le Divin, que dans les enfants il y a le Divin, que seul compte le Divin, à ce moment-là on est libre parce qu’on est dans le total amour. Si l’on n’arrive pas à cette conscience, il y a lutte dans l’être : d’un côté l’aspiration à la Lumière, à la descente du Corps de Lumière ; et d’un autre côté les mille et un liens tissés par la filiation humaine.

Tant que l’on n’a pas fait le don de la filiation humaine pour la filiation divine, il y a donc cette souffrance et cette dualité. Mais c’est là aussi un grand aiguillon pour la transformation vers la paix et la sérénité.

14 novembre 2015

le vrai sens de la voie du Chevalier

Nous allons voir quel est le vrai sens de la voie du Chevalier.

Lorsque nous commençons à nous intéresser à un Enseignement spirituel, les premières choses dont on nous parle sont l'engagement et le serment de Chevalier. D'une part, la voie du Chevalier correspond à une connaissance, d'autre part, c'est un engagement. Quand un Cherchant comprend ce qu'est la voie du Chevalier, les principes de l’engagement et du Serment deviennent alors les mêmes. Mais si l’on n'en comprend pas le sens, il faut alors analyser et cela devient lieu à une sorte de coutume…

En Occident, la plupart des gens ont vécu et grandi dans la culture chrétienne. Quand un enfant naît, on le baptise, car pour être considéré comme catholique, il doit avoir reçu le baptême. Aujourd'hui, certains de ceux qui s'intéressent à la Tradition, demandent à entrer dans la voie chevaleresque et reçoivent une initiation.

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Cela, en fait s'appelle une coutume mais n'est pas le principe de l’engagement.

Lorsqu'on parle d’engagement, il s'agit de l'engagement de prendre conscience des valeurs de la Chevalerie et de la Tradition. En voila l'explication :

Tout d'abord, il faut savoir que la condition de l'existence humaine est la transition et la souffrance. Le moyen de faire cesser la souffrance s'appelle la Voie.

Mais ce n'est pas suffisant, il faut suivre la Voie et son Enseignement : cela signifie que si l'on veut se réaliser, obtenir un résultat concret, on doit suivre un Enseignement au sein d’un groupe d’hommes et de femmes qui sont tous des compagnons de voyage.

Nous vivons tous au milieu des circonstances des causes secondaires ; Quel que soit l'endroit où je vis, je dois trouver la possibilité de mettre en pratique cet Enseignement. Je dois, tout d'abord, avoir la possibilité de le comprendre et de le suivre. Non seulement j'ai reçu ou lu quelque chose relatif à cet Enseignement, mais je dois l'appliquer dans mon existence. Toutes ces possibilités qui nous donnent aide et assistance en montrent l'importance. On donne souvent l'exemple d'un groupe de personnes qui veulent traverser un fleuve en bateau. Tous les compagnons deviennent alors importants car, si au milieu du fleuve, l'un d'entre eux se comporte mal ou détruit le bateau, personne n'arrivera de l'autre côté.

Le principe de l’engagement est de réaliser la connaissance de l'individu en chemin vers l’état de Christ. En prenant cet engagement, je cherche à me réaliser ; je ne recevrai pas cette Réalisation passivement mais en appliquant l'Enseignement que Christ a donné. Tout devient alors une communication de la connaissance. Comprenez que ce n'est pas en faisant des prières que je m'illuminerai un jour. Bien sûr, il y a aussi des façons de prier parce que les prières servent à se préparer à recevoir la Sagesse. Quand le soleil apparaît dans le ciel, il n’a aucunement l'idée d'envoyer des rayons de lumière, ni de ne pas les envoyer à certains endroits. De même, tous les initiés répandent leur Sagesse infinie, mais ensuite, cela dépendra de chacun de recevoir cette Sagesse ou non. Comme nous disons toujours, s'il y a une grotte tournée vers le nord, la lumière du soleil ne l'éclairera jamais, mais ce n'est pas la faute du soleil, ni un manque de capacité de sa part, tout dépend de l’orientation de la grotte. C'est ainsi que nous nous préparons à recevoir la Sagesse, à nous initier, à l'aide de prières et de rituels. Pour recevoir la Sagesse, il faut avoir une capacité supérieure. Lorsque quelqu'un a des obstacles à la compréhension, il peut essayer de détruire ces négativités pour avoir la possibilité de s'éveiller. Donc, le but final de l’engagement est d'entrer dans une certaine Connaissance.

LA VOIE DU CHEVALIER, LE MIROIR

Quand nous parlons de cultiver l’être intérieur, cela signifie de semer des graines en nous et de les faire croître. Mais peut-être que certains d'entre vous ne connaissent pas le sens de la voie du chevalier ou voie du guerrier ; appelée encore « voie du feu ».

Relativement, elle commence par la compréhension de l’Amour dont parlent les évangiles, c'est-à-dire de l'engagement et de leurs applications. Si un maître explique que notre condition est la souffrance commune à tous les êtres, au travers de cette connaissance, il nous vient alors de l’amour pour les autres et on cherche le moyen de résoudre le problème. Par exemple, si on trouve sur notre chemin quelqu'un d'affamé, de malade, ou qui est tombé au milieu de la rue, l’amour surgit en nous parce que c'est un être humain comme nous. Il nous vient alors l'idée de l'aider, d'intervenir, de faire quelque chose, ce qui est une façon d'accomplir un acte de compassion. S'il a faim, on lui donne un peu de nourriture, s'il est malade, on l'amène chez le médecin, s'il est faible, on l'aide à marcher. Mais tout cela est une aide, une intervention très provisoire. Si quelqu'un a une vraie connaissance de l’Amour, il comprend que cela ne s'arrête pas là. Ce qui est plus important, c'est de voir la cause. Je peux me demander pourquoi cet homme n'a rien à manger, je peux peut-être lui donner un peu d'argent ou de nourriture, mais cela ne résoudra pas ses problèmes pour toujours. Si cette personne ne sait pas gagner sa vie, je peux l'y aider, mais cela ne suffit pas. On remonte ainsi jusqu'à la cause principale. Si l'on va plus profondément, on découvre que la cause n'est autre que ce qui provient de l'attachement et du dualisme. Pour surmonter cela, on doit se retrouver vraiment dans un autre État. Mais ce n'est pas facile de le faire comprendre à celui à qui on l'explique; ni d'être prêt à établir une relation d’aide. Il est donc très important d'acquérir cette capacité. C’est pourquoi, au lieu de créer des problèmes supplémentaires aux autres, il faut d'abord se construire soi-même. Provisoirement, on peut intervenir pour le bien des autres mais, en même temps, il faut développer la capacité de les aider. La chevalerie dont on parle beaucoup dans les enseignements, est basée sur cela. Nous disons que nous nous engageons pour le bien des autres, pour diriger notre intention vers la compassion et c'est pour cette raison que l'on accomplit quelques « bonnes actions », gouvernées alors par la compassion.

Mais le but final de la Quête est d'entrer dans la connaissance de notre propre État. On parle alors de cette fameuse vacuité. Cela signifie qu'il faut trouver un moyen d'unir les vérités absolue et relative.

Parfois, nous faisons peut-être une confusion. Surtout lorsque l'on considère les enseignements qui doivent nous amener à la connaissance de l'illusion, comme n’interférant que sur le centre intellectuel. Ce centre n’en est que la porte mais la pratique nous amènera à la compassion.

Il ne faut pas faire de confusion ; l’intellect, en temps que parcelle de l’esprit n’est que le moyen d’en fixer la compréhension, il faudra toujours une pratique afin de toucher le but. Cette continuation, ce mouvement, tout ce qui se manifeste, est un aspect de la compassion. Le comprendre est la vraie compassion.

Prenons l'exemple du miroir. Le miroir a la capacité de refléter toutes les choses relatives. Si nous analysons la nature du miroir, on peut définir qu'elle est claire, pure et limpide. Lorsque des qualités là sont présentes, la capacité de refléter existe. Cependant, tout reflet n'est autre que cette nature car on ne peut dire que ce reflet se trouve en dehors du miroir ni qu'il est le miroir. Telle est la relation entre l'esprit et la Nature de l'esprit, la vérité. De même, il ne faut pas perdre de vue qu’au travers de l’esprit se manifestent toutes les visions pures et impures. Toutes ces visions sont des aspects de l'énergie et cette compréhension est la vraie voie. On doit bien comprendre cela si on veut appliquer la compassion pour aider le autres.

Il faut connaître la condition des autres êtres, être conscient de la souffrance et de la migration des âmes. Tout cela est une sorte de manifestation relative à l'esprit. Lorsqu'on est vraiment conscients de cela, comment est-il possible de ne pas avoir une grande compassion ? C’est-à-dire une vraie compassion non construite mentalement. C'est pourquoi vous devez comprendre que lorsqu'on prend le serment de chevalerie, on construit notre véritable individualité. Cet engagement ne fonctionne qu'au niveau relatif mais il ne doit pas s'arrêter là, on doit le diriger vers la compréhension de l’absolue et ainsi cela devient plus simple.

Lorsque nous abordons l’âme, nous avons l'impression qu'il nous faut nettoyer quelque chose mais aussi que cette chose est propre depuis l'origine… Qu’il nous faut obtenir, posséder la connaissance de cette chose et de ses qualités… etc. L’âme définit l'esprit, aussi bien dans son sens relatif que dans sa Nature, car on ne peut comprendre d'aucune autre façon qu'au travers des choses relatives. Donc, ces mots décrivent l'État de tout individu. Pour traduire cette longue périphrase, on utilise simplement le terme d’État Primordial dont chaque individu est issu. Lorsqu'on utilise l'exemple du miroir qui a la capacité de refléter, cela nous amène à comprendre qu’il y a correspondance entre les Enseignements de la voie du Chevalier et les paraboles de Christ, car dans les évangiles, il est dit que nul ne va au père sans passer par l’état de Christ. Vous voyez donc bien, en ce cas, que la chevalerie n'est pas seulement un vœu, ni un moyen pour transformer le mode de pensée, ce qui est l'aspect relatif de la chevalerie. Nous pouvons comprendre que cet engagement est très important, non seulement en son début, mais jusqu'à la fin de notre quête. Il nous faut aller au niveau de la pratique de la connaissance et cela sans condescendance. C'est pourquoi on a pu dire qu'il manque un peu de compassion dans l'Enseignement, mais ce n'est pas vrai, je suis très conscient de la nécessité de la compassion car je sais que la véritable compassion ne peut venir si on n'est pas entré dans la connaissance. Il ne suffit pas d'avoir de la compassion en paroles et de construire une compassion relative. Ce genre de construction peut tout aussi bien être fausse, de toute façon, elle est limitée.

En général, dans notre vie quotidienne, notre attitude est liée au corps, à l'énergie et à l'esprit. Si l'on comprend bien la compassion et la chevalerie, on doit l'intégrer. Le plus important n'est pas de réciter le serment du chevalier ou de transformer l'esprit pour quelques minutes, mais plutôt de tenter d'en comprendre le sens et de se trouver dans cette condition tout le temps.

Tout est là et c'est une clé de l'Enseignement. Si quelqu'un connaît toutes sortes de pratiques, il peut en faire autant qu'il veut, mais il doit bien comprendre ce qui est enseigné et transmis, puis l'appliquer dans la vie quotidienne, c'est-à-dire être présent, ne pas être distrait. Lorsqu'on parle de l’engagement de chevalier, c'est de cela qu'il s'agit. Il ne s’agit nullement d’un titre honorifique mais d’un engagement à ETRE.

Dans la tradition chevaleresque, nous utilisons des tas de mots et nous prions, mais tout cela ne sert qu'à diriger l'esprit vers l'essentiel. Si je dois entrer dans la voie du guerrier absolue, il me faut partir de ma condition relative. A partir de cet état relatif, je me dirige vers l'Etat de Christ. Aussi, si je prononce des mots, je dois les dire en y pensant et non comme un perroquet. Ceci est valable pour toutes les pratiques de la tradition : chants, rituels, liturgies, etc. en gardant à l’esprit que l’état se réalise par la conscientisation et non par les rites

Beaucoup de gens disent que les chevaliers sont très ritualistes, ils trouvent cela un peu étrange, surtout en occident où il y a beaucoup moins de rituels que dans l’orient Bouddhiste.

Lorsqu'on connaît le véritable principe des rituels, on voit qu'ils ont un sens très précis : on peut dire que ne pas pratiquer est un défaut mais qu’il en est de même si on les pratique sans les comprendre.

Prenons un exemple pour mieux comprendre. Lorsque nous pratiquons la méditation, nous devons partir de notre condition telle qu'elle est. Dans la vie quotidienne, nous sommes en pleine confusion : notre corps, notre énergie, notre esprit sont agités ; nous ne sommes pas dans l'Etat de la Présence. En regardant à l'extérieur, nous acceptons ou nous refusons ce qui se manifeste au travers de la dualité. En même temps, nous créons de l'attachement et tout cela devient de plus en plus lourd, de plus en plus important.

Nous avons parlé de l'exemple du miroir qui a la capacité de refléter, et qui correspond à la Nature de l'esprit ; mais nous ne nous trouvons pas dans cette connaissance, nous vivons dans la dualité, comme si le miroir était un objet pour nous. Nous regardons dans le miroir et y voyons apparaître quelques reflets. Nous ne savons pas que ces reflets sont des manifestations de l'énergie du miroir. Nous considérons ce qui se reflète comme beau ou laid et pensons que cela existe concrètement. Si nous avons ce concept concret et que quelque chose que nous trouvons beau apparaît, cela nous plaît; si c'est quelque chose que nous trouvons de laid, nous le refusons.

Ainsi naît une manière d'acceptation ou de refus. Et cela devient de plus en plus lourd, car nous ne nous trouvons pas dans la connaissance de la Nature du miroir. Si nous nous trouvions vraiment dans cette Nature, le reflet serait vu comme une qualification du miroir et non comme quelque chose créant le bien et le mal. Pour le miroir, cela ne change rien, c'est toujours une manifestation de sa capacité de refléter. Quand nous ne comprenons pas, nous sommes dérangés par ces reflets, ne sachant pas que ce sont des reflets. Toute notre vie, il en a été ainsi et nous sommes hyper agité. Donc, La première chose à faire est de se calmer, c'est pourquoi, dès le début de tous les Enseignements, on enseigne l'état de calme. Quand on l'a trouvé, il ne faut pas s'arrêter à cela. Il n'existe pas d'individu dont la nature soit seulement cet état de calme. Il existe toujours une onde, qui est son mouvement et qu'on appelle la pratique, qui est comme une vague se déplaçant dans l'océan.

L'énergie

Ainsi, lorsqu'on a obtenu cet état de calme, on doit commencer à travailler avec le mouvement Mais il faut savoir que cette onde, ce mouvement, existe par nature en nous. Celui qui a la capacité de travailler avec cela peut être amené à un développement de la Réalisation.

D'où vient ce mouvement et quelle est sa caractéristique ?  C’est l'énergie.

L'énergie est reliée à la respiration et aux sons. La voix signifie beaucoup de choses car elle provient de la respiration. Elle symbolise le son. Quand quelqu'un parle, on entend des sons provenant de sa respiration. C'est pourquoi lorsqu'on parle des trois aspects de l'existence, on ne parle pas simplement de l'énergie, ou de la respiration, mais de la voix. Dans nos ateliers, des moyens ont été enseignés pour utiliser cette énergie. Dans la pratique de la Transformation, on ne reste pas simplement silencieux en pensant dans son esprit, mais on intègre la dimension de ce qui se présente en chantant, en utilisant des sons, des mantras. Ces derniers sont composés de lettres qui symbolisent directement l'énergie.

Par exemple, on enseigne de visualiser des lettres en différents points du corps. On peut se demander pourquoi des lettres plutôt que des petites boules ; c'est que visualiser une lettre revient à intégrer la fonction de l'énergie à la forme. En visualisant des lettres colorées, on intègre l'énergie à la fonction d'éléments spécifiques. C'est ce qui est fait dans les rituels.

A cause de nos habitudes humaines, on donne beaucoup trop d'importance à la façon de chanter. On ne nous enseigne pas pourquoi ces choses sont ainsi et pourquoi on doit les faire. Quand on est petit, on apprend très facilement : mais on n’enseigne pas pourquoi on devait le faire et ce que cela signifiait. Voilà comment certains enseignent, c'est même devenu une sorte de tradition. On a raison de penser que cela ressemble à un système sans signification et trop ritualistes. Cependant, tous ces rituels devraient enseigner la voix de l'individu.

Supposons que nous ayons à nous confronter à une passion et, parmi ces passions, la plus grave est la colère car, de cette passion provient la vision karmique infernale. La colère est donc une chose grave. Et, pour pouvoir la passer, il nous faut nous entraîner à la patience et à la compassion. On apprend aussi quelles sont les conséquences de cette colère. Il y a beaucoup d'explications sur cet entraînement à la patience. Si quelqu'un me frappe, par exemple, et que j'ai la capacité d'avoir la présence de la compassion, je ne peux alors avoir de la compassion pour cet être qui s'est mis en colère et a donc créé une mauvaise action. Si je réponds à cela, je vais à mon tour, créer une autre action négative. Il existe un Enseignement des maîtres qui donne des explications très longues et détaillées sur la patience, que ceux qui suivent cet Enseignement s'entraînent à la pratiquer dans la vie. Tel est ce qu'on appelle le renoncement. C'est extrêmement difficile, aussi faut-il persévérer. Etre patient n'est pas facile à appliquer bien que cela soit facile à comprendre. Il existe des pratiques où l'on utilise des antidotes pour bloquer les actions mais il n'est pas facile de trouver le principe pour empêcher la naissance de la colère.

Une autre méthode existe pour des personnes ayant plus de capacité : c'est ce qu'on appelle la transformation. Au moment de la colère, on ne la bloque pas, on ne falsifie rien, on reste dans la continuation de la colère. Cette colère nous charge et nous donne une certaine sensation d'énergie, on transforme cette énergie en en changeant la direction. Au lieu de se mettre en colère contre quelqu'un ou quelque chose, on se transforme aussitôt soi-même en un être de lumière. Mais il faut prendre garde, certains pensent que, lorsqu'ils sont en colère, ils peuvent se transformer et frapper leur adversaire ! Ils se croient devenus les plus forts et avoir eu raison de leurs ennemis définitivement. C'est une façon dualiste de voir les choses, alors que la manifestation ne doit pas être un concept dualiste. Donc, si on est présent dans cet État, la contemplation se développe avec les passions car elle est à chaque fois présente dans leurs manifestations.

C'est très bien et on peut toujours faire ainsi. Cependant, si quelqu'un n'est pas au fait de cela, il ne découvrira jamais ce qu'est la voie de la transformation. Il semble alors que la transformation est semblable au renoncement. Il est donc très important de ne pas faire cette confusion.

14 novembre 2015

Qu’est-ce que l’idée-force de Chevalerie ?

Je vous parlerai à la fin de cette série de textes de leurs auteurs mais comme à l'accoutumé, je préfère que le texte parle avant qu'il soit filtré par lz nom de son auteur...

Nous ne parlons absolument pas du point de vue historique, mais au point de vue de l’impact de Vidée dans l’inconscient de l’humanité : la Chevalerie est un idéal, un but à atteindre. Elle l’a toujours été, sous différents noms, dans l’humanité. Nous parlons, bien entendu, de la Chevalerie au sens noble et mystique du mot. Le chevalier est un être qui s’engage pour une cause, qui combat pour un idéal, qui donne sa vie pour les autres en s’oubliant soi-même. Et l’égrégore est constitué par les êtres qui poursuivent le même idéal et combattent pour cet idéal.

Les chevaleries ont commencé par combattre pour un idéal mystique, pour finalement constituer une force sur le plan manifesté, qui restait peut-être teintée de cet idéal mais qui travaillait davantage pour une conquête que pour une quête.

Il y eut, au cours des âges, des chevaleries (par exemple, la chevalerie du Temple) qui, se sont constituées pour servir un but spirituel mais qui, par la suite, ont développé une puissance matérielle, temporelle, qui, justement, les a perdues.

La Chevalerie du Très Saint Graal est avant tout une idée-force. Et c’est pour cela que, dans l’inconscient collectif, elle symbolise un idéal presque inaccessible. Il y a eu le mythe du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, leurs épopées, leurs épreuves ; mais il n’y a jamais eu, sur le plan temporel, une Chevalerie du Graal puisque le Graal est l’idéal suprême à atteindre.

La Tradition dit que le Graal est cette coupe où a été recueilli le sang du Christ. Le Graal conquis enlève la condition humaine pour la remplacer par la filiation divine. Et c’est pourquoi un égrégore temporel de chevaliers du Graal n’a jamais existé jusqu’à aujourd’hui puisque l’homme de la chute n’a jamais pu reconquérir son héritage divin et redevenir l’Homme fait à l’image de Dieu où le sang divin, le Sang-Lumière a remplacé le sang humain.

Il existe, dans les plans subtils, un Égrégore immortel de la Chevalerie du Très Saint Graal. La légende du roi Arthur dit que le Graal conquis par le plus pur chevalier — Perceval ou Galaad, suivant le récit

—    a emmené le héros hors du plan terrestre, parce que, justement, jusqu’à présent, le Graal, c’est-à-dire la filiation divine, l’Homme fait à l’image de Dieu, ne pouvait pas vibrer et vivre sur le plan terrestre.

Mais beaucoup d’êtres, même s’ils ne savaient pas ce qu’ils cherchaient, même s’ils ne donnaient pas le nom de Graal à l’objet de leur quête, beaucoup d’êtres ont cherché le Graal. Ils ont voulu se transformer. Car la bataille du chevalier parti à la quête du Graal est avant tout une bataille intérieure, une transformation alchimique. Beaucoup d’êtres ont compris cela, tout au long des siècles et des siècles. Ils ont voulu se transformer, ils ont voulu donner tout leur être au Divin.

 

Ils ont donné leur vie pour la Lumière. Ils ont été les “Agneaux de Dieu”.

L’expression : “Les Agneaux de Dieu” ne signifie pas qu’ils n’étaient pas des combattants, des chevaliers. L’Agneau de Dieu combat. Il combat soit en sacrifice pour son idéal, pour ses frères, pour l’humanité, soit en donnant tout ce qui l’attache à la Terre, tout ce qui n’est pas la filiation divine, en le donnant, en le transformant pour la Lumière. L’Agneau de Dieu est un chevalier parce qu’il a choisi la route du don et de l’offrande au Divin. Il est sorti du troupeau des tièdes. Il a fait un choix et, pour ce choix, il a donné sa vie, que ce soit sa vie physique, pour ne pas se renier, ou sa vie psychique, pour se transformer *.

Et tous ces êtres, tous ces chevaliers, tous ces Agneaux de Dieu, tous ceux qui ont conquis le Graal mais dans les autres plans, aident maintenant — comme les Maîtres, comme les Hiérarchies — tous ceux qui veulent partir à la quête et qui, sans même le savoir, parce qu’ils sont mus, justement, par cet amour pour leurs frères, sont poussés à sauver la Terre, se sentent appelés pour qu’à cette ère nouvelle il y ait la transformation de l’homme de la chute en Homme divin. Tous les êtres, sur toute la Terre, qui ont cet idéal, cette idée-force, ce don, sont aidés par la Chevalerie du Très Saint Graal, par ces Agneaux de Dieu, ces alchimistes qui ont déjà accompli en eux- mêmes — ou essayé d’accomplir — le Grand Œuvre.

Voilà ce qu’est la Chevalerie du Très Saint Graal.

Si, à l’ère nouvelle, de plus en plus d’êtres comprennent cette initiation nouvelle, si de plus en plus d’êtres, recevant en eux leur Corps d’Éternité, vivent dans ce Sang-Lumière, il y aura la possibilité, pour cette chevalerie, de vivre, de s’exprimer sur le plan manifesté, pour que de tous les horizons arrivent ces bâtisseurs de l’ère nouvelle, pour qu’il y ait — non pas sous l’égide d’un maître incarné, ou d’une fraternité constituée, mais mus par une idée-force unique — cette Chevalerie partie à la quête du Graal et qui, par la transformation, l’aura enfin conquis sur la Terre.

Et lorsque vous appellerez à votre aide cette Chevalerie du Très Saint Graal, lorsque vous com­mencerez à être un chevalier et que vous partirez à la quête de votre réalité divine, cette Chevalerie du Très Saint Graal vous aidera, vous répondra, et vous serez le maillon actif d’une chaîne immense qui peut changer l’humanité.

Il faut que vous compreniez, lorsque vous commencerez cette initiation du Verseau, que vous allez, par votre transformation, rendre le Graal à la Terre. Et cela est la plus grande idée qui puisse être proposée, car c’est le but final de l’évolution.

Qu’est un égrégore originel ? (à ne pas confondre avec l'égrégore humain)

Un égrégore est constitué par des êtres qui ont un but commun, une pensée commune, une action com­mune et développent ainsi une même énergie.

Un égrégore peut être constitué par des êtres se réunissant pour un but matériel (un égrégore politique, un égrégore sportif), il peut être constitué par des êtres ayant le même idéal (un égrégore d’action humanitaire, religieux, scientifique) mais la grande différence qui réside entre les égrégores, c’est le niveau vibratoire qu’ils atteignent dans les plans hors de la matière, dans les plans psychiques ou dans les plans subtils. Seuls des égrégores où existe l’énergie du don, l’énergie de l’action pour le Divin, sont appelés des égrégores immortels parce qu’ils persistent en tant qu’énergie subtile dans les plans subtils, même s’ils n’existent plus sur le plan manifesté.

Souvent, des êtres qui se réunissent en pensant qu’ils font partie d’égrégores immortels ne sont pas reliés à ces plans subtils parce qu’ils n’ont pas assez l’énergie du don. Ceci est très important à comprendre : seuls peuvent atteindre ces grands égrégores immortels les êtres qui ne sont animés que par le service du Divin et la recherche de la Lumière.

Et le grand but, pour tous ces égrégores qui portent des noms d’égrégores immortels [par exemple : Templiers, Druides, Cathares, Rose-Croix...], c’est d’atteindre ce plan vibratoire que rien ne peut rejoindre que le don.

Ce qui veut dire que beaucoup d’égrégores qui se prétendent reliés à la Chevalerie ne le sont pas s’ils poursuivent un autre but que celui du total service et de l’offrande au Divin.

En ce qui concerne l’égrégore immortel de la Chevalerie du Graal, qui vibre sur le plan invisible de la Lumière spirituelle, la seule condition pour l’atteindre et recevoir son aide est de se sentir intérieurement un chevalier, ayant fixé comme essentiel dans sa vie la quête de son Être divin.

Pour cela, il n’est pas nécessaire de faire partie d’un mouvement, d’un groupe ou d’une fraternité. Il est utile que les êtres poursuivant le même but et la même quête se réunissent, pour atteindre ensemble le plan subtil de l’idée-force, mais ce n’est pas une obligation : on peut très bien être un Chevalier relié à la Chevalerie, même si l’on travaille seul.

L’idée-force de la Chevalerie du Graal n’est pas de créer un égrégore dans le manifesté, dirigé par des êtres incarnés. L’idée-force de la Chevalerie du Graal est que de plus en plus d’êtres sur la Terre se relient à l’égrégore immortel.

13 octobre 2015

CHEMIN VERS LA CONNAISSANCE

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Qu'est-ce que vivre ou mourir ? Que faut-il préférer ? s'endormir dans une vie terne, ou vivre pleinement ? s’éveiller à la présence de la Totalité par l'intelligence mystique, faire naître en nous les vibrations qui nous entourent ou mener une petite vie où rien n’est grand, mais qui n’évite pas contrariétés et souffrances ? ... L’homme cherche dans le passé les leçons de l'avenir et s’avance trop souvent avec anxiété vers le but de sa destinée. ......

Pourquoi l'anxiété ? ... Elle provient de la méconnaissance de la vraie réalité. C'est dans ce que l'on nomme le surnaturel que l'on trouve la réalité… C’est dans le monde des esprits et des forces qui nous sont trop souvent inconnus que nous ressentons leur projection dans le monde astral. Le monde extérieur, lui, est un réservoir de symboles et de significations cachées.

Pythagore disait "Qu'y a-t’il de plus sage au monde ? Le "Nombre"  ...

Qu’y a t’il de plus beau : "l'Harmonie".

Les mondes sont construits sur des nombres éternels. La kabbale, qui est une science de Dieu, ne connaît pour les nombres que l'addition, la multiplication et la réduction... Le chiffre est mathématique, mais le nombre est Connaissance ... Chaque nombre possède une valeur quantitative et une valeur qualitative.

Nous savons que l'alphabet hébreu, les hiéroglyphes égyptiens et les 22 caractères chinois sacrés représentent des nombres à caractère initiatique.

Nous allons voir rapidement leurs significations, car j'en ai déjà parlé dans d'autres travaux.

Le Un contient tout en lui-même, Unité fondamentale ... symbole de Dieu.

Le 2 la dualité, deuxième principe de la tri-unité.

Le 3 symbole de l'esprit ... manifestation de l'unité pour l'homme, corps, âme, Esprit.

Le 4 se rapporte à Dieu puisqu’il est 0-1-2-3. Il symbolise les 4 éléments… etc.

C'est l'addition des 4 premiers nombres qui donne 10, nombre de la perfection.

Les 5 résultats de 2+3 est la dualité spiritualisme dans le monde créé. C'est aussi le nombre de l'homme 4 + I.

Dans le rite orthodoxe 1'évêque a deux chandeliers, l'un de trois luminaires représentant la Trinité Divine, l'autre de deux luminaires signifiant la double nature de l'homme, humaine et divine.

Le 6 est le nombre médiateur entre l’homme et Dieu... Il est l'équilibre, l'harmonie, comme le sceau de Salomon qui réunit matière et esprit,

Le 7 nombre sacré, représente la création dans sa globalité, dans tous ses aspects : le 3 spirituel, et le 4 matériel.

Le 8 est la promesse de la Révélation, nombre des pointes de la croix des chevaliers du Temple, les 8 béatitudes, la roue solaire à 8 rayons et bien d’autres symboles.

Le 9 unité triple manifestée par elle-même, vie spirituelle de l’unité, soit 5 + 4 qui signifie l'homme qui a transcendé la matière.

Le 10 retour à l'unité, au sommet des neuf autres, dans la cabale, représente le Yod qui est la première lettre du nom de Jehova.

Le 11 = 10 + 1 soit le renouvellement.

Je m’arrête là, car cela irait trop loin si nous entamions la valeur numérale des nombres.

J’ai l’intention de vous donner, j'espère avant la fin du cycle, un travail sur les lettres sacrées, sur les lettres couronnées, qui correspondront aux 9 premiers nombres par rapport aux nombres dont les vibrations marquent la première manifestation de la vie, ainsi que la relation des valeurs chiffres, lettres, couleurs.

Tout ceci vous paraîtra un peu mystérieux, mais l'âme est un véritable mystère. Elle est la lumière intérieure et l'amour qui s'en dégage, devient l'amour extérieur qui rayonne et enveloppe le monde. L’âme s’exprime par la pensée qui se concentre dans le silence. La pensée étant créatrice se traduit par la parole et l'action. La Sagesse, l’Esprit et la parole sont les moyens d'expression de l'âme, de ce qui est.

L'être vit une recherche permanente qui lui donne conscience de lui-même et de sa liberté intérieure. Souvent, il voit son "moi" par l'œil de l'esprit et manque de franchise envers lui-même. Pourtant l'unicité du cosmos qui correspond à l’unité de Dieu est formée de la somme des unicités individuelles. La conscience de l'homme peut être, influencée, mais son subconscient qui, lui, ne ment pas, lui renvoie des messages qu'il traduit par la parole. La parole s’exprime par l'intermédiaire du souffle. Le souffle a une signification spirituelle, car il est la fixation de l’Esprit divin. C'est l’étincelle qui est en nous, la semence sacrée du monde. C'est pour cela quil est recommandé de surveiller son langage pour ne pas ternir son souffle. Mais la nature de l’être est à la fois matérielle et spirituelle. Le matérie1 découle du spirituel. Il y a toujours, dans tout être, deux penchants : le bien et le mal. C'est normal, nous ne saurions pas ce qu'est le bien sans connaître et éprouver le mal. L'homme ne pourrait trouver la paix s'il n'y avait pas en lui ces deux tendances. On ne demande pas à l'homme de vivre comme un Saint mais d’introduire la sainteté dans sa vie matérielle. Il ne doit pas d'une part exagérer l'ascétisme ni d'autre part délaisser sa tâche temporelle. Son existence doit assumer ses devoirs... qu'il a librement consentis... Lorsque le moment sera venu pour lui de quitter ce monde, il doit pouvoir dire : J'ai fait beaucoup d'erreurs, volontaires ou pas, comme tout un chacun, mais je me suis efforcé de ne pas faillir à la parole donnée‘‘. Il faut construire un temple dans notre âme pour progresser vers la purification intérieure, pour créer la vie spirituelle, pour retrouver nos racines dans notre conscience. Seul le travail intérieur permet l’ascension dans les mondes qui nous entourent. Il faut déplacer sa conscience personnelle pour que cette ascension se fasse. L'homme doit sentir la nécessité pour lui d'un engagement spirituel. S'il l'accepte ce sera avec l'idée d'un non retour. Chaque monde représente sur le plan spirituel un domaine qui exprime et manifeste la totalité del'Univers. Il est une construction de 1'univers. Ces mondes ou ces plans peuvent être divisés en quatre. Nous pouvons les voir symboliquement comme étant :

I - EMANATION, domaine divin du feu

Représenté par un Ange.

2- CREATION, niveau cosmique de l'air 

Représenté par 1'aigle.

3 - FORMATION, niveau affectif de l'eau

Représenté par un Lion.

4 – ACTION, la Terre

Représenté par le Taureau.

Au centre : l'Homme ou le Messie suivant les croyances.

Ce sont les 4 personnages de la vision d’Ezéchiel.

Le quatrième monde est le monde physique où les activités des trois premiers se réalisent dans la pratique, symbolisant le Feu, c'est à dire la Lumière, l'Air, l'Eau et la Terre, soit le Tout. Chaque niveau participe à l’unification et pénètre nos existences. Nous ensubissons les effets.

L'Archange Michaël, qui est l'adversaire du mal dans le ciel nous dit que l'homme est responsable sur cette terre, et nous indique les 7 portes de la compréhension : action, sentiment, pensée qui forment les trois premières. Les 4 autres : prise de conscience de l'âme, conscience spirituelle, pensée de la Présence Divine, acceptation de la responsabilité du libre-arbitre et agir selon la connaissance des 4 mondes supérieurs.

Tout ce qui est fait extérieurement a un contenu intérieur qui rend l'acte sacré. Toute révélation se réalise grâce à un Verbe et une Lumière. Arrivé à un certain degré de développement, l'être ressent le besoin de participer consciemment à ces mondes, de parvenir à ces mondes pour atteindre la Connaissance, sans se baser uniquement sur sa raison. Il arrivera à en réaliser l’Essence par l’intériorité, réaliser que la Connaissance une affinité d'union totale qui doit toujours tendre vers la perfection. Cette Connaissance, cette sagesse divine est bonté et amour. C'est par sa bonté et son amour que nous sommes en mesure de la saisir. L’être doit bénir le Seigneur de lui avoir offert tous les biens de la création. C’est pour cela que l’homme doit unir la compréhension à l'amour. Quand l'homme, par son corps, âme et esprit se concentre sur l’Amour du Divin, il reçoit cet amour.

L'Homme est toujours à la recherche de son salut. Il doit méditer cela pour approfondir sa conscience, même dans les choses matérielles de la vie. Son action et ses sentiments se développeront. Le rythme de ces développements doit être lent pour qu'il puisse faire mûrir, incorporer ses potentialités. Ses dons surviendront d'eux-mêmes avec son évolution intérieure sans le concours d'aucune magie.

Quand son Soi sera transposé sur le plan cosmique, tout lui apparaîtra différent car toute rencontre avec le divin renouvelle l'homme dans sa spiritualité. Il pourra penser à la Jérusalem céleste qui est une cristallisation dans l'éternel présent de tout ce que le devenir comporte de quintessences. Le symbolisme du sanctuaire du Graal, tel qu'il est dépeint dans le Titurel de Wolfram von Eischenbach et qui reflète la Jérusalem Céleste. A travers elle nous comprendrons la Tradition qui est un souvenir de notre origine, des coutumes sacrées et de leurs significations spirituelles.

Il ne redoutera pas la mort. Cette peur de la mort n'existe que chez l'être qui, ne connaissant pas l'amour, ne le possède pas et donc, ne peut le donner. NOUS savons tous que la mort est un passage de la vie à la vie.

La vie est une manifestation de l’amour créé. Il faut vivre avec sa propre vérité, en accord avec soi-même et surtout, il faut mesurer le rôle de l’inconscient pour réaliser notre responsabilité. Cet inconscient est forgé en nous et nous suivra après la mort physique. Il faut en avoir conscience pour que la transformation, en nous, se fasse en profondeur,

Cette transformation peut se faire chez tous ceux qui auront en eux assez d’amour pour atteindre la Connaissance.

Le chemin est parfois ardu, difficile, mais 1'espérance dansle Seigneur nous aidera car Il est notre étoile Lumineuse.

13 Janvier 1983

10 octobre 2015

Le Temple

Si l'on ce réfère au dictionnaire, le mot "temple" signifie un monument érigé à la gloire d'une divinité. Même dans la langue archaïque, le mot "Templum" désigne un monument ou un lieu consacré.

Mais, de tous temps et dans tous les pays, le mot temple a une double signification. I1 y avait le temple exotérique ouvert à tous où se donnait un enseignement approprié aux événements du moment, et le temple ésotérique réservé aux chercheurs de la Connaissance, aux initiés. De tous temps, que ce soit en Egypte, en Chaldée, en Perse, aux Indes, en Chine, ou chez les hébreux, la construction des temples était basée sur une synthèse qui, formait la dédicace. Je vous ai déjà dit que c’est par rapport au Nombre que les enceintes étaient déterminées en longueur et en largeur, et que les modules étaient eux-mêmes déterminés suivant le ciel astrologique, et les courants telluriques. Dans le temple, mathématiques, géométrie, matériaux et vibrations ont un sens précis. Ceci est vrai aussi pour les églises, cathédrales ou maisons de prières que les anciens appelaient ‘‘maisons d'éternité".

Le nombre d’or, qui est utilisé dans la composition de ces constructions est la mesure de la dynamique du sacré. Le Saint des Saints, l'autel, le tabernacle, étaient placés en un endroit précis déterminé géométriquement, et qui correspondait au cube. L’endroit cubique était le «Debhir", et le centre recevait 1’autel.

Dans le temple ésotérique, il y avait des cryptes, ou à défaut des coins sombres, ou se faisaient l’instruction puis les épreuves qui menaient peu à peu à l'initiation. L’obscurité était considérée comme favorable à la concentration du futur initié.

Dans le temple de Salomon érigé sur le mont Moriah était pratiquée l'étude des sciences, principalement la géométrie, principe de toutes les autres sciences, de la musique, et de l'art du travail des métaux. Là se forgeait une tradition héritée un partie de l'Egypte.

A la construction de ce temple, ont participé 80.000 ouvriers et 300 maîtres qui ont ensuite répandu leur art de construire dans le monde; mais ils ont gardé jalousement certains secrets de leurs techniques.

Les constructeurs accordaient une valeur symbolique importante aux colonnes du temple. Par exemple, celles du Midi représentaient le principe actif, la force, celles du nord, la stabilité et la force génératrice. Ceci se référait à l'Arbre de Vie. C’est dans une certaine chambre du Temple que la Ménorah d’or est placée du côté Sud du tabernacle. Elle a 7 branches dont 6 sont réunies 2 à 2 par 3 arcs arrondis représentant Saturne, le Soleil et la Lune. Symboliquement, cela correspond à 3 périodes du développement de l'homme. La 7° branche, celle du centre se termine par une lampe alimentée par de l'huile d'olive pure. Parfois cette branche porte l’inscription «Le Soleil est mon Seigneur».

Une table, du côté Nord du tabernacle, est à la droite de l'officiant. Sur cette table, 12 pains sans levain faits defarine et de miel, appelés «pain de proposition» ou «pain vivant qui nourrit l'âme» représentent les 12 tribus d'Israël.

Sur l'autel, placé au centre, devant le tabernacle, des sels et des parfums d'encens, composés d'oliban et d’espèces douces, brûlent perpétuellement. Ceux qui se trouvent autour du tabernacle ou sur le parvis élèvent une prière silencieuse vers Dieu.

Quand les templiers s'établirent à l’ombre du Temple de Jérusalem, ils eurent connaissance de la tradition des bâtisseurs du Temple. Certains sont devenus de véritables maçons bâtisseurs et nous ont permis de communier avec l’invisible dans l'immortelle beauté des espaces qu’ils ont créés. Ils ont compris que l'homme, le sanctuaire et l'univers ont des correspondances entre eux. En rapprochant la symbolique dutemple et celle de l'homme, les êtres sont capables de rendre présent l'invisible et possible l'impossible. Le courant porteur de cette tradition de construction a survécu dans le Compagnonnage et dans certaines sociétés spiritualistes. Chacun sait qu'au moment des croisades les Templiers ont été en contact avec des peuples très divers, chaldéens, arabes, soufis, sémites, et avec des gnostiques, etc... On a beaucoup écrit sur les Templiers ; parfois avec passion ou avec fantaisie. Il est certain qu’il faut distinguer parmi eux plusieurs catégories. Il y avait un nombre important de moines soldats, la plupart illettrés, qui formaient une milice obéissante. On, connaît surtout les grands Maîtres... et leur état-major. C’était eux qui entretenaient les relations avec les monarques et leurs délégués, les gouvernements, et aussi avec la hiérarchie religieuse. Mais en dehors d'eux, il y avait une élite occulte très fermée qui était le véritable noyau de l'Ordre. Cette élite a approfondi les traditions anciennes dont elle a fait sa véritable raison d'être. Les connaissances héritées des an­ciens, parmi lesquelles l'astrologie, les ont amenés à une synthèse, basée sur les courants telluriques, les signes du Soleil, du croissant de Lune et des étoiles. Dans les nombres, ils ont choisi le 8 qui dérive de deux carrés superposés représentant le nombre de la cohésion constructivesur plusieurs niveaux, matériels et spirituels. (8 et ∞)

Ils s’exprimaient beaucoup en symboles que nous devons comprendre et déchiffrer. Par exemple, nous avons étudié le carré "ROTAS" (voir note du 13 Avril 1975), la croix templière en émane. Les deux droites verticale et horizontale de "TENET" forment une croix grecque. Si nous joignons verticalement et horizontalement les A et les 0, nous obtenons la croix potentée. En joignant tous les A et les 0, de centre N, c’est la croix triangulée. En traçant le cercle de centre N et de rayon NAou NO, on obtient la croix pattée.

Pour les Templiers, la croix de Saint-André est représentée par un homme allongé dont la main droite tire l'épée du fourreau, celui-ci étant maintenu par la main gauche. Les jambes croisées en X forment un symbole équivalent à celui du chardon, lui-même symbole de vigne ou de sang.

Dans la maçonnerie, le 29° grade est celui de l'ordre du chardon grand écossais deSaint-André d’Ecosse.

La croix latine et l'X des Templiers dérivent du "TAU" qui désigne le nom de IAHWECH. Il se portait, dans l’antiquité, inscrit aur le front et s'écrivait ainsi : ∆ feu, seau,▲air, ▼terre.

Le nombre 8 plus le point central, l'unité, donne le 9,nombre initiatique par excellence.

Nous retrouvons cela dans la rose des vents, l'étoile à 8 branches, qui, mise en mouvement par l'esprit, le souffle, la rouha, celui qui voguait sur les eaux primordiales et fut le principe originel et matriciel de toutes les créations.

Tous ces symboles sont à étudier et nous donnent des clés pour l'occulte. Dans l’enseignement que les Templiers donnent à leurs "Aiglons", ils leur apprenaient à rechercher leur centre, leur "soi", l'esprit qui anime l'âme et le corps dans le temps et dans l'espace en un point créateur. Le «soi» est la réalisation d'un tout.

L'homme est animé d’un feu vivant et d’un feu sexuel qui le reproduit. Mais, dans la source de l'être, ces feux forment un feu unique qui représente la vie.

Je dirai personnellement : malheur à ceux qui ne brûlent pas.

Dans le Zohar, le mot «ténèbres» désigne le feu sacré qui dort en nous. On peut passer une vie dans ses propres ténèbres, mais lorsque nous sommes animés du souffle de Dieu, ces ténèbres deviennent lumière. Saint-Jean, dans son Apocalypse, parle du point de l'abîme, du fond des ténèbres, mais dit aussi que la lumière des ténèbres ne s’éteint jamais.

Quand la conscience profonde le réalise, nos ténèbres se transforment en lumière. Car, la route d’amour monte vers la lumière où tout est harmonie. Les Templiers savaient tout cela et ont été les défenseurs de la Tradition. Elle permet d'unir le macrocosme au Microcosme à travers sa géométrie sacrée réceptacle des forces divines. Les Templiers ont apporté au monde un véritable message. Ils sont pour nous une leçon de courage, de droiture et d'abnégation.

C'est pour cela qu'au moment de la disparition de leur Ordre, Jean de Rampillon, qui les avait bien connus et qui les aimait, a créé l’Ordre de la Massenie du Saint Graal pour que ce message ne se perde pas. La Massenie est une loge initiatique dans laquelle les Frères et les Soeurs peuvent se perfectionner afin d’arriver à l’initiation. Les principaux buts de la Massenie sont de préserver et de transmettre la tradition templière, de construire en soi le temple intérieur. Pour cela, il faut Il faut modifier notre mode de pensée. Le mensonge est incompatible avec l’appartenance à la Massenie. Il faut que la parole dite soit l’expression exacte de la pensée de celui qui l’exprime. La Massenie ne prétend pas faire le salut des frères et des soeurs, mais leur donne la possibilité de trouver leur voie. C'est un temple de l'esprit dans lequel nous devons être disponibles. Pour cela, il faut laisser à la porte nos zizanies, nos différences, nos petites jalousies. Bref, tout ce qui sépare. II nous faut penser, comme l'a dit Jean de Rampillon, que la Massenie est non seulement un lieu de rassemblement, mais aussi un lieu où peuvent être créées des opérations rituelles, magiques en accord avec la Tradition. La Massenie est un réceptacle des forces cosmiques qu’elle doit transmettre pour le bien de l’humanité.

Ce n'est pas seulement l'enseignement reçu dans la Massenie qui a de la valeur, mais celui qu'on se donne à soi-même lorsqu'on l'a réalisé. Il faut laisser entrer en soi le silence qui nous amène au dépouillement intérieur. Il faut être vigilant envers soi-même, sévère, pour pouvoir progresser. Il ne suffit pas de faire la chaîne d’union, il faut la vivre. C'est un champ magnétique et tourbillonnaire qui ne doit pas nous laisser indifférent. Car, dans ce cas, pour certains, cela deviendrait un rite sans valeur et couperait la force de ceux qui la vivent. Vivre en Massenie doit être comme une seconde naissance qui développe l’amour dans la fraternité. Car par l'amour on vit la vie d'autrui. Même si l"autre" est différent, on peut mieux le comprendre, donc l'aimer. Il faut faire abstraction des vanités et des petits sentiments de ce monde, et cela nous apprendra à servir en toutes circonstances. Il ne faut pas penser : ceci est bien, ceci est mal. Le bien et le mal se poursuivent à travers les hommes et se défient. Le mal est le bien diminué. Il sert d'épreuve pour l'homme dans le domaine matériel. N’oublions pas que l’âme est constituée d’obscurité et de lumière. C'est pour cela qu'il faut refuser de séparer le mal du bien afin de ne pas risquer de personnaliser le mal pour en faire une puissance opposée et d'origine différente à celle du bien.

Parmi les demandes actuelles d'entrer dans notre Massenie, certaines sont intéressantes, et on serait tenté de dire oui. Mais, je me souviens que, dans le passé, ma bonne foi a été surprise à plusieurs reprises. J'ai été responsable de n'avoir pas sudiscerner la nature profonde de la personne qui demandait à se joindre à nous... de n'avoir pas eu assez confiance en moi en n'obéissant pas à mon intuition...

Je ne demande pas un serment ou un engagement écrit. Celui qui changerait d'avis n’en tiendrait d'ailleurs pas plus compte que les états qui avaient signé un traité, d'alliance, devenus chiffons de papier. Mais il faut que chacun de vous ressente l'engagement.

Lorsque le Magister reçoit en Massenie un Frère ou une Soeur, il dit : "Par cet acte tu deviens Frère de la Massenie". Il faut qu'on lui : "Par cet acte je m'engage". C'est un acte très grave qui comporte une grande responsabilité spirituelle.

Soyez profondément vous-mêmes, prêts à donner et à recevoir. Quand le contraire se produit, j'en souffre personnellement, et je demande pardon à Dieu de n'avoir pas su inculquer en vous l’esprit de la Massenie.

Il est important aussi que le Frère ou la Soeur qui parrainera celui qui entre en Massenie ait conscience de sa responsabilité, et ne cède pas à un emballement qui risque ensuite de s'avérer injustifié. Ceci est également vrai pour le cas où un Frère ou une Soeur me présenterait une personne désireuse d'entrer en Massenie. En nous incorporant réellement à la Massenie nous arrivons à créer une force collective qui se manifeste. Cette même force agit en nous-mêmes, et certains Frères font maintenant des "voyages". Cette force facilite la communication avec le monde qui nous entoure. Cette communication se fait naturellement, ce qui est préférable à l'emploi de certaines pratiques qui peuvent être dangereuses... ou illusoires.

La prière, la méditation et la concentration nous aident, c’est certain, mais c'est notre attitude intérieure qui leur donnera leur juste valeur et facilitera l’ouverture. Notre fraternité est actuellement un tout. Nous avons formé l'égrégore Massenie relié lui-même au champ de force de nos Maîtres.

Dans mes voyages, j'ai vu des temples et des églises déserts et saccagés... Mais, parmi ces ruines, des êtres méditaient et faisaient revivre la présence du Seigneur. Leurs prières glorifiaient Dieu. Ils invoquaient en chantant ou en psalmodiant son Saint Nom. Ces êtres repartaient apaisés, sentant la Divinité dans leur cœur. Malgré leurs maux et leurs soucis, ils retrouvaient la joie de vivre. Ils vivaient la passion de l'homme dans l'Eternel.

Pour nous, chevaliers de la Massenie, il n'est point besoin d'aller dans un temple ou dans un monument religieux, car le temple intérieur est en nous. C'est par notre communion avec le macrocosme que nous rejoignons l'Unité… le Seigneur.

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